Monday, November 9, 2009

RWIGEMA

1957 (10 avril) :Préfecture de Gitarama dans une famille Naissance d'Emmanuel GISA à Mukiranze, Musambira, en de trois enfants. Son père s'appelle Kimonyo et sa mère Gatarina Mukandirima.

1960 : Suite aux événements de 1959 (la révolution rwandaise, abolition de la monarchie tutsi, indépendance), sa famille s'exile en Ouganda et s'installe dans un camp de réfugiés à Nshungerezi en Ankole.

1976 : Après des études secondaires (Mbarara High School, Ouganda), il rejoint en 1976 le FRONASA (Front de Salut National) de Yoweri KAGUTA MUSEVENI, Kahinda OTAFIIRE et SHEFU ALI. Il change de nom et s'appelle donéravant Fred RWIGEMA.

Après une rencontre avec Yoweri Museveni à Nairobi, il part pour s'engager dans le FRELIMO (Front de Libération du Mozambique) en passant par la Tanzanie.
C'est dans un camp d'entraînement du FRELIMO qu'il devient ami avec Salim SALEH (de son vrai nom Coleb AKANDWANAHO, petit frère de Yoweri Museveni) qui deviendra plus tard Major General dans la National Resistance Army (NRA) ougandaise. Les lectures de ces deux amis se partagent entre les oeuvres de Che Guevara, Mao et... George Washington.

1978 : Idi Amin Dada "envahit" la Tanzanie. La réaction tanzanienne parviendra à repousser les troupes du dictateur. Des Ougandais et des Rwandais de la diaspora (dont Museveni et Fred) aidèrent les troupes tanzaniennes.

1979 : Création de l'UNLA (Uganda National Liberation Army) dont l'objectif est de mettre fin à la dictature d'Amin. Paul KAGAME rejoint ses rangs et donc Fred et Museveni. Fred RWIGEMA est mis "sur la touche" en raison de ses origines rwandaises, mais reste parmi les proches de Yoweri Museveni.

Création de la RRWF (Rwandese Refugee Welfare Foundation) dont le but est d'aider les réfugiés rwandais victimes de la politique de répréssionsystématique d'Amin à leur encontre.

1980 : La Rwandese Refugee Welfare Foundation devient la Rwandese Alliance for National Unity (RANU). Fred en fait partie.

1981 : Création de la National Resistance Army (NRA), dont l'objectif est cette fois de mettre fin à la dictature de Milton OBOTE, revenu au pouvoir après la chute d'Amin. Fred et Paul Kagame font partie des 40 hommes (dont seulement 27 armés) qui constituèrent le noyau de cette guerilla autour de Yoweri Museveni et commence le jour de l'attaque d'un camp militaire à Kabamba.

1986 (6 février) : Après les chutes successives des régimes de Milton Obote et de Tito OKELLO, la victoire de la NRA. Yoweri Kaguta Museveni devient Président de la République Ougandaise.

1986-1989 : Chef des opérations de combat de la NRA (Commander in chief) où il dirige la guerre contre la LRA (Lord Resistance Army) d'Alice LAKWENA.

1987 : Mariage de Fred avec Jeannette BIRASA avec laquelle il aura deux enfants : GISA JUNIOR RUGAMBA et TETA GISA. Le septième congrès de la RANU a lieu à Kampala en décembre.

La RANU "devient" le FRONT PATRIOTIQUE RWANDAIS (FPR-Inkotanyi). L'objectif principal est le retour des réfugiés rwandais dans leur pays d'origine. Fred Rwigema en est le président. En sont aussi membres Sam Kanyemera (Sam KAKA), Paul KAGAME, Cdt. MUSITU ou Peter BAHINGANA.

1989 : Fred est relevé de ses fonctions au sein de la NRA. Il se consacre à récolter des fonds auprès de la diaspora rwandaise, notamment en Amérique du Nord et en Europe.

1990 : En septembre, il termine les préparatifs de l'attaque du premier octobre. Alors qu'il n'a plus de responsabilités au sein de l'armée ougandaise, il justifie des mouvements de troupes (de soldats rwandais de la NRA) qu'il a ordonnés en prétendant que le président Museveni l'a chargé d'organiser les cérémonies de l'indépendance ougandaise du 9 octobre.

Lundi 1er octobre 1990 : 14 h 30 : Début des opérations du FPR en tant qu'armée de libération nationale. Un groupe d'un cinquantaine d'homme franchit la frontière ougandaise et attaque un poste frontière rwandais. Le maître d'oeuvre en est bien entendu Fred Rwigema.

Mardi 2 octobre 1990 : Mort de Fred. Elle est gardé secrète un certain temps afin de ne pas démoraliser les troupes du FPR engagées dans des combats contre l'armée du Général HABYARIMANA. Depuis, deux versions circulent sur la mort de Fred : tué au combat ou assassiné ?

Tout le texte et source sur rwanda.free.fr/index6.htm

Fred Rwigema




La mort de Fred Rwigema, au second jour de l'attaque du Rwanda par le FPR, reste mystérieuse.


Fred Rwigema, Kampala (Ouganda) septembre 1990



Fred Rwigema, de son vrai nom Emmanuel Gisage ou Gisa, est né 10 avril 1957 sur la colline Kiranzi, cellule Kidahwe, secteur Nyamiyaga dans la commune de Musambira, Préfecture de Gitarama. Fils de Kimonyo et de Mukandirima alias Nyirabwije, il est du clan des Abacyaba. Suite à la révolution sociale de 1959, lui et ses parents quittèrent le pays vers l’Ouganda. La famille s’établit dans le camp de réfugiés de Nshungerezi en Ankole. En 1987, il s’est marié à Jeannette Birasa, petite-fille de Bideri, ancien chef de la région d’Impala, du clan des Abahindiro, dans la préfecture de Cyangugu. Elle était réfugiée au Burundi. Le couple eu deux enfants.

Fred Rwigema a été recruté par Museveni dans la jeunesse désœuvrée des rues de Kampala. La facilité de communication (la langue de la région d’origine de Museveni est une variante du kinyarwanda) et la solidarité ethnique permirent à Museveni de recruter un bon contingent d’hommes qui le rejoignirent dans le maquis (1981-1986). Fred Rwigema fut son chauffeur, son « coureur » (garçon à tout faire) et son garde de corps tout au long de ces années. Après la victoire, cette loyauté fut récompensée : il fut nommé Général-Major et Vice-Ministre ougandais de la Défense. Cette position lui permit de préparer la guerre contre le Rwanda, via un mouvement le Front Patriotique Rwandais (FPR).


L’attaque contre le Rwanda fut déclenchée le 01/10/1990 et Rwigema mourut mystérieusement le second jour de l’attaque. Au sujet de sa mort, plusieurs hypothèses circulent.

La première est qu’il serait mort « en sautant sur une mine rwandaise » selon Tito Rutaremara en 1990 ou qu’il « a été abattu par l’ennemi » selon Paul Kagame dans une interview accordée au journaliste François Misser en 1995. Ces deux versions désignant les Forces Armées Rwandaises ne sont pas crédibles car le 02/10/1990, celles-ci n’avaient pas encore atteint Kagitumba pour une confrontation. De même la pose des mines était inutile dans cette vaste savane du Parc National. Le piégeage des axes que devait emprunter le FPR ne pouvait être fait car les informations sur la façon dont allaient se déployer les combattants étaient encore lacunaires.

La deuxième hypothèse est que sa présence aux commandes de l’armée ougandaise commençait à trop peser sur Museveni et mettait ce dernier dans une situation inconfortable devant ses compatriotes. Un étranger à la tête de l’armée ougandaise était un leitmotiv pour les détracteurs du Président. Museveni qui aurait profité de la guerre pour envoyer des commandos aux trousses de Fred Rwigema afin de l’éliminer et ainsi éviter son retour. Au départ en effet, les analyses n’avaient jamais envisagé une victoire rapide du FPR.




Une troisième hypothèse est liée aux raisons magico-mythologiques qui voulaient que pour gagner la guerre, un des grands chefs des armées ou un prince de sang devait d’abord s’immoler en versant son sang sur la terre du pays à conquérir. C’est le rite du héros libérateur umutabazi : un des combattants devait se faire tuer dans le territoire ennemi ; cette mort devait assurer la victoire à son armée. Il en serait de même pour Rwigema qui, voulant que la victoire soit sûre, se serait donné la mort après sa traversée de la rivière Umuvumba qui sépare le Rwanda et l’Ouganda, et au bord de laquelle (du côté rwandais au poste frontalier de Kagitumba) le FPR avait dressé son campement au 1 octobre 1990. L’annonce tardive de sa mort tiendrait à ce dernier motif car on attendait d’abord que les combattants progressent après cette immolation dont on espérait des résultats immédiats. Dans l’histoire ancienne du Rwanda de tels sacrifices étaient légion.

Une quatrième hypothèse est que ce serait le tandem Bayingana-Bunyenyezi qui aurait organisé son assassinat suite à une divergence de vue sur la stratégie militaire. Ces derniers voulaient une guerre éclair jusqu’à Kigali, tandis que Fred Rwigema était pour une guérilla de longue durée. Bayingana, docteur en médecine de son état, avait été recruté par Rwigema mais il ne tarda pas à vouloir s’imposer comme tête pensante du FPR dans cette masse de quasi analphabètes. Dans cette hypothèse, Paul Kagame, de retour des USA, aurait à son tour organisé l’assassinat des deux autres officiers qui sont morts le même jour du 23/10/1990. Il est d’ailleurs important de signaler qu’à la mort de Rwigema, Bayingana l’avait remplacé, ce que Kagame ne pouvait pas non plus supporter car il briguait le même poste.

Une cinquième hypothèse avance que ce serait Paul Kagame qui, se sentant mis à l’écart du FPR, aurait fait assassiner Rwigema. Pour ce faire l’actuel président rwandais aurait utilisé ses anciens agents (du temps où il était responsable des services de renseignements militaires ougandais). Son adjoint d’alors, le Major Jackson Nziza, aurait participé au coup. Cette dernière hypothèse semble la plus plausible. De fait Kagame ne pouvait pas s’imposer au sein du FPR-Inkotanyi tant que son chef charismatique était encore vivant.

En effet, Fred Rwigema et Paul Kagame ont tous les deux participé activement à la préparation de la guerre : le premier dans la recherche des armes, le second dans la campagne médiatique (campagne qui a d’ailleurs bien fonctionné puisque le Rwanda naguère considéré comme un pays bien géré et bien administré fut subitement présenté par presque tous les médias du monde comme étant sous la coupe d’une dictature qui a dilapidé les fonds publics). Kagame considérait son éloignement comme injuste et soupçonnait Rwigema d’y avoir été pour quelque chose. Kagame serait donc parti aux Etats-Unis la haine au cœur. Pour son honneur, il devait à tout prix participer à la guerre de « libération ».

Pour saisir ce phénomène et cet état d’esprit, il faut se rappeler que dans tous les milieux des réfugiés, c’était l’effervescence. Les « libérateurs » de l’Ouganda avaient montré leur savoir-faire. La conquête du Rwanda n’était qu’une question de jours. Pour ce faire, bon nombre d’officiers rwandais de la NRA avaient lancé une sorte de publicité pour chercher des filles à épouser avant que la guerre ne commence. C’était pour celles-ci une fierté d’être des femmes de ceux qui étaient dans l’équipe des futurs « libérateurs ». Les filles accoururent de toutes parts. Fred Rwigema et Paul Kagame avaient rencontré tous les deux des anciennes réfugiées au Burundi, les prénommées Jeanne et Jeannette. Ils les ont épousées. C’était une frustration que l’un d’eux soit écarté de ce projet qui faisait la fierté familiale. L’opprobre était ainsi jeté sur Kagame considéré comme « celui ayant fui au moment où l’attaque allait être déclenchée » (yatinye gutabara). L’épouse de Rwigema, Jeannette, ainsi que celles de Bayingana et de Bunyenyezi démentiront cette interprétation et confirmeront la thèse selon laquelle leurs maris avaient été tués par les FAR.

Gaspard Musabyimana
12/2/2009

Biographie du Président Kayibanda




Origines familiales et formation [1]

Kayibanda est né à Tare le 1 mai 1924 au sud du Rwanda. Son père Léonidas Rwamanywa et sa mère Caroline Nyirambeba ont eu 13 enfants dont 5 devaient arriver à l'âge adulte.

Il fit ses études primaires, d'abord à Tare (1932-1934) ensuite à Kabgayi (1934-1937). Il fut inscrit en 1937 au Petit Séminaire Saint Léon à Kabgayi. Ayant fini ses études secondaires en 1943, il rejoignit le 28 décembre 1944 le Grand Séminaire de Nyakibanda, situé à une douzaine de km au Sud de la ville de Butare. C'était à l'époque l'unique institution d'enseignement supérieur au Rwanda. Le 15 novembre 1948, il décida de quitter définitivement le Grand Séminaire et s'orienta vers l'enseignement.

Après avoir quitté le Grand Séminaire, ayant ainsi renoncé à la prêtrise, Grégoire Kayibanda fut obligé de passer deux mois chez ses parents à Tare à cause de la maladie. Le 20 janvier 1949, Grégoire Kayibanda fut engagé comme enseignant à l'Institut Léon Classe où il devait dispenser les cours généraux: français, histoire, géographie et religion. Fondé en 1944 et basé à Kigali, cet institut était une école secondaire professionnelle, qui deviendra plus tard, sous l'égide des Salésiens depuis 1952, l'Ecole Technique Officielle (ETO).

Activités professionnelles et politiques

a) Enseignant et catholique engagé

Engagé dans le mouvement de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC), Grégoire Kayibanda fut envoyé à Bruxelles par Mgr Déprimoz, Vicaire Apostolique de Kabgayi, pour représenter le Rwanda au Congrès et à la Semaine Internationale de la Jeunesse Ouvrière Catholique du 3 au 10 septembre 1950, à l'occasion du 25ème anniversaire du mouvement.

En 1953, Grégoire Kayibanda fut affecté à Kabgayi au Bureau de l'inspection des écoles au Service chargé de refondre et d'adapter les manuels scolaires. A la tête d'une association de moniteurs (AMR) qui comptait près de 2000 adhérents, Grégoire Kayibanda animait la revue professionnelle Kurerera Imana ("Éduquer pour Dieu"). Lorsque fut annoncée la laïcisation des écoles, l'AMR fut à même de réunir près de 100 000 signatures pour soutenir les Conseils des parents qui menaçaient de faire des manifestations si l'enseignement de la religion était supprimé des programmes.

En 1952 se formèrent à Kabgayi deux mouvements d'action catholique: la Légion de Marie et la Ligue du Sacré Coeur. A l'issue du premier présidium, Grégoire Kayibanda fut élu président de la Légion de Marie. Dans ses carnets, il écrivit (cité par Paternostre de la Mairieu): "Je n'aimais pas d'abord la forme légionnaire en action catholique. Sa rigidité me paraissait un obstacle à bien des développements et adaptations... Mais quand je vis en pratique la profondeur de l'esprit aventurier - le don de soi - qu'elle peut apporter à un peuple humble, je l'aimai et me suis employé de toutes mes forces à l'aider". Dès son affectation à l'Inspection des Ecoles à Kabgayi, Grégoire Kayibanda entrepris de multiples activités sociales et justifiait ainsi son activisme (cité par Paternostre de la Mairieu): "dans un pays où l'on bâillonne les petits... par dirigisme et par un certain racisme... en me concentrant sur une seule activité, je risquerais de me voir vite réduit à néant... Je préfère éveiller mon pays à la conscience de ses possibilités... repérer autour de moi les aptitudes timides ou inconscientes... les aider à découvrir les besoins de ceux qui les entourent, les pousser et les encourager à rendre service. (...) Je crois que c'est ma vocation sociale, dans un pays qui se cherche encore, qui pose ses jalons pour un démarrage définitif prochain.

b)Journalisme et politique



De juin 1953 à décembre 1954 Grégoire Kayibanda fut rédacteur en chef et éditorialiste de la revue L'ami, fondée en 1945 par le Père Pierre Boutry à l'intention des intellectuels du Rwanda. A ce poste il bénéficia d'une importante documentation du Vicariat Apostolique comprenant outre des documents religieux, tous les textes officiels régissant la vie politique du pays à une époque cruciale de son évolution. La revue L'ami devint très vite une tribune idéale pour agir sur l'opinion des élites de toute la région. Sur un langage mesuré, Grégoire Kayibanda fustigeait les inégalités sociales et politiques basées sur la discrimination ethnique en faveur des Tutsi par l'administration de tutelle (coloniale) belge et par la monarchie féodale tutsi. Il stigmatisait l'exclusion de la majorité hutu des sphères du pouvoir.

Grégoire Kayibanda voyait son influence politique s'étendre. En 1953, il fut élu au Conseil de la chefferie, puis du Territoire. Il note dans ses carnets (cité par Paternostre de la Mairieu): "[le Chef présidant le Conseil de chefferie] semble me croire anarchiste, et me craint quelque peu. Il est habitué à en imposer à ses Sous-Chefs, or je n'accepte pas tous ses dogmes! Mon esprit est plein des iniquités subies par mon peuple, et je supporte très mal un régime aussi désuet qu'inopérant".

Pour le changement de la situation de son pays, notamment au niveau politique, Grégoire Kayibanda proposait à l'élite l'action sociale à travers les associations, les coopératives. Or la législation en vigueur au Rwanda à l'époque interdisait la constitution d'associations dans la mesure où elles auraient des activités politiques. Il plaidait que le droit d'association soit reconnu sans aucune restriction pour tous les citoyens rwandais. Avec un brin d'ironie, à l'adresse de l'autorité coloniale et de la monarchie féodale tutsi, il écrivait dans la revue L'ami: "Nos éducateurs européens, tout comme leur aide, la hiérarchie coutumière, trouveront dans la promotion d'associations un appui sûr pour mener à bonne fin l'évolution pacifique dans laquelle ils ont jusqu'à présent plus ou moins réussi"[2]. Le regroupement recherché par les élites entourant Grégoire Kayibanda (le futur Mouvement Social Hutu) affichait des buts à caractère social, mais dut garder longtemps la forme d'une association de fait. Il ne sera reconnu que le 4 avril 1958 par l'administration de tutelle (coloniale).

Au début de l'année 1955, Grégoire Kayibanda passa de l'Inspection des Écoles à la rédaction du journal catholique Kinyamateka sous la direction du Père Arthur Dejemeppe, vicaire délégué de Mgr Déprimoz depuis 1953. Ce journal laissait poindre depuis un certain temps "un courant revendicatif ou réformiste" faisant grimper son tirage de 5 000 à 20 000 exemplaires. Selon Donat Murego "l'idée-force autour de laquelle tournaient griefs, louanges ou voeux fut celle du progrès (amajyambere)"[3]. La nomination de Grégoire Kayibanda comme éditeur responsable du Kinyamateka fit l'effet d'une bombe dans les sphères du pouvoir. Par cette promotion, l'église catholique ainsi son soutien aux idées de Grégoire Kayibanda, en lui permettant de prendre la direction de L'Ami d'abord et celle de l'unique journal politique du pays, le Kinyamateka, édité en kinyarwanda. Le journal apporta son ferme soutien à ceux qui revendiquaient plus de justice sociale contre la ségrégation socio-ethnique au niveau des institutions.

En septembre 1957, à l'intention de la prochaine Mission de visite de l'ONU, le Conseil Supérieur du Pays (sorte de parlement qui n'en avait pas le nom), presque entièrement tutsi, avait rédigé un document revendicatif intitulé "Mise au point" adopté en février 1957. Passant à côté du problème crucial du monopole du pouvoir par la minorité tutsi estimée à 9% de la population, les auteurs de la "Mise au point" se servirent d'un autre problème du racisme tout aussi réel entre l'administration coloniale et la monarchie tutsi: "Une question essentielle qui se pose maintenant dans notre pays est sans conteste celle des relations humaines entre Blancs et Noirs". La "Mise au point" dénonçait "la situation de dépendance et le rôle d’exécutants dans lesquels les dirigeants traditionnels rwandais ont été insérés dès le début de la colonisation. Avec le temps et ce, malgré le maintien d’une grande partie de leurs privilèges par le Gouvernement colonial, cette dépendance et ce rôle ont développé des sentiments de frustration dans la mesure où ces dirigeants se rendaient compte qu’ils étaient de moins en moins maîtres des décisions engageant leur pays et leur autorité"[4].

En guise de réponse à cette "Mise au point", les leaders hutu se réunirent à Gitarama le 20 mars 1957, pour préparer et signer un document intitulé "Note sur l'aspect social du problème racial au Rwanda" désigné dans la suite par l'administration coloniale sous l'appellation de Manifeste des Bahutu. Ils dénonçaient dans ce document le "colonialisme à double étage", c'est-à-dire la domination de la minorité tutsi, et celle de l'administration de tutelle.

Le 9 septembre 1957, Grégoire Kayibanda fut envoyé en Belgique par Mgr André Perraudin (nommé Vicaire Apostolique de Kabgayi en décembre 1955) en stage de journalisme auprès du journal Vers l'avenir - qui avait son siège à Namur - contre un engagement de revenir travailler au journal Kinyamateka à son retour. Son stage ayant pris fin, il regagna le Rwanda le 8 novembre 1958 et reprit ses activités au journal Kinyamateka le 25 novembre 1958. Sur le plan non professionnel, il put également retrouver le "Mouvement Social Hutu" (MSH) fondé avec les autres démocrates en juin 1957, trois mois avant son départ pour l'Europe. Il accepta également son élection comme président du conseil de gestion de la Trafipro (Travail, Fidélité, Progrès), grande coopérative de consommation dont il était devenu membre avant son départ pour l'Europe. Ce conseil, note Paternostre de la Mairieu (idem, p.130) "devait veiller à ce que le profit économique et social voulu pour les populations soit assuré par une gestion financière rigoureuse sans que des intérêts particuliers viennent en fausser le jeu". Il redevint à nouveau président national de la Légion de Marie, ce qui lui facilitait les contacts au niveau du pays avec les responsables locaux aux quatre coins du pays. Il fut de plus en plus mieux connu de tous, connaissances qu'il mettra à profit pour pour organiser un parti politique et établir les futurs Conseils communaux à l'issue des élections communales. Le 26 septembre 1959, à l'issue d'une réunion des principaux leaders du Mouvement Social Hutu (MSH), fut fondé le PARMEHUTU (Parti du Mouvement de l'Emancipation des Hutu). Ce parti voulait non seulement rassembler les Hutu au sein d'un même parti, mais aussi être le porte-voix des populations exploitées, c'est-à-dire de très nombreux Tutsi et de Twa pauvres, sans se limiter au groupe ethnique des Hutu.

Le changement: Premier Ministre puis Président

Le 1er novembre 1959 se déclencha la révolution, suite à un incident dans lequel le Sous-Chef Hutu Dominique Mbonyumutwa fut molesté par un groupe de jeunes Tutsi. Il réussit à repousser ses agresseurs sans avoir besoin d'aide. Dès lors les bruits coururent que le Sous-Chef Mbonyumutwa avait été assassiné. Les gens de la région se mobilisèrent et le soir même commencèrent les incendies systématiques d'habitations des Tutsi par des bandes de Hutu armés d'arcs et de lances. Ils chassaient d'abord les gens de leurs habitations avant d'y mettre le feu. En général ceux qui résistaient aux expulsions risquaient d'être lynchés. Une flambée de violence s'étendit sur tout le pays. Les royalistes mirent sur pied une "politique de décapitation" afin d'éliminer les noyaux du Parmehutu. Les principaux leaders hutu dont Grégoire Kayibanda furent protégés pas des soldats armés mais plusieurs leaders hutu furent assassinés. C'est en plein milieu de cette révolution que le gouvernement belge remit au Parlement une Déclaration définissant les grandes lignes des réformes institutionnelles dans le sens du manifeste-programme du Parmehutu. Deux semaines après le début des troubles, l'essentiel des revendications de la révolution avaient été satisfaites et l'ordre rétabli. Le 25 décembre 1959, les réformes institutionnelles annoncées par la Déclaration gouvernementale du 10 novembre furent précisées par un Décret qui annonçait la fin de l'administration indirecte et du monopole tutsi dans les sphères du pouvoir. En vertu de ce texte, les 544 sous-chefferies furent regroupés pour former 229 communes. Des élections communales furent fixées dans un délai de six mois pour constituer les conseils communaux au sein desquels seraient élus des bourgmestres proposés à la nomination du Roi. Les dix Territoires devinrent dix Préfectures confiées à des Préfets rwandais. Un Conseil du Pays fut mis en place dont les membres élus au second degré exerçaient un certain pouvoir législatif conjointement avec le Roi en attendant les élections législatives en bonne et due forme. Ce décret permit aux partis politiques de se préparer aux élections communales.

Le 6 juin 1960, les leaders du Parmehutu se réunirent à Ruhengeri, sous la présidence de Grégoire Kayibanda. Ils rejetèrent définitivement l'institution monarchique. Leur parti s'appela désormais Mouvement Démocratique Républicain (MDR) Parmehutu. C'est sous cette étiquette que Grégoire Kayibanda fit campagne pour les élections communales. Celles-ci se déroulèrent au suffrage universel, territoire par territoire, entre le 26 juin et le 22 juillet 1960. Ces élections furent largement remportées par le MDR-Parmehutu [5]. Organisées en l'absence du Roi qui ne remettra plus les pieds dans son pays, elles sonnèrent le glas de l'institution monarchique.


Après cette victoire Grégoire Kayibanda fut chargé,le 26 octobre 1960, de former un gouvernement provisoire en tant que 1er Ministre. Celui-ci comptait 9 Ministères et 12 Secrétariats d'État et d'administration dont huit membres de l'administration belge de tutelle pour faciliter une transition efficace vers une autonomie de plus en plus large. Le 28 janvier 1961, les leaders hutu organisèrent à Gitarama une réunion de tous les élus communaux et se prononcèrent en faveur de la forme républicaine de l'État et élirent par bulletin secret le Premier Président du Rwanda en la personne de Dominique Mbonyumutwa, tandis que Grégoire Kayibanda fut investi en tant que Premier Ministre. Les élections législatives connues sous l'appellation de Kamarampaka, furent organisées le 25 septembre 1961 et furent également remportées par le Parmehutu à 77,7% des voix. La question du Roi ayant été posée lors de ces élections, elle fut définitivement tranchée, les républicains obtinrent 80% des suffrages. Le Roi s'exilera aussi définitivement.

Après les consultations populaires du 25 septembre 1961, l'assemblée législative s'attela par priorité à la question du régime constitutionnel pour la nouvelle république. La question fut débattue dans sa séance du 4 octobre 1961. L'assemblée législative se prononça pour un État républicain et un régime présidentiel fort. Le président serait à la fois Chef de l'État et Chef du Gouvernement. Il serait élu par l'Assemblée législative en son sein au bulletin secret et à la majorité des 2/3. L'élection eut lieu le 26 octobre 1961 et fut remportée par Grégoire Kayibanda par 34 voix sur 44. Le 1er juillet 1962 fut proclamée l'indépendance du Rwanda. En date du 23 novembre 1962 l'Assemblée Nationale vota une constitution qui institua désormais le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel avec un mandat de 4 ans renouvelable trois fois seulement. Un amendement fut apporté à la constitution pour y conformer la situation du Chef de l'État qui avait été élu par l'Assemblée nationale. Le Président Kayibanda fut réélu jusqu'à son ultime mandat constitutionnel.

Le coup d'état de 1973

En 1973, les élections présidentielles devaient avoir lieu au mois de septembre. Un projet de loi fut soumis à l'Assemblée Nationale, voté par celle-ci et promulgué le 18 mai: la durée du mandat présidentiel fut prolongé de 4 à 5 ans, la limite d'age de 60 ans fut également supprimée. La présidence du Président Grégoire Kayibanda prit fin le 5 juillet 1973 à la suite du coup d'état organisé par son ministre de la défense Juvénal Habyarimana, qui l'a remplacé.



Il fut assigné à résidence à Rwerere, dans la préfecture de Ruhengeri, et ensuite, après le décès de son épouse, dans sa maison de Kavumu près de Gitarama. Il fut condamné à mort par l'arrêté N° 0001/ 74/ CM de la cour martiale le 29 juin 1974. Sa peine fut commuée en prison à perpétuité sur décision de Juvénal Habyarimana.

Le président Kayibanda est décédé à son domicile le 15 décembre 1976. Paternostre de la Mairieu écrit à ce propos: "Le matin du 14 décembre à 9h30, [le président Kayibanda] se plaignit de douleurs dans la région du coeur; et son fils Pio dut alerter le Corps de Garde, qui fit appel à un docteur de l'hôpital de Kabgayi. Ce médecin n'avait jamais eu l'occasion de soigner le Président auparavant, vint vers 19 heures et, au cours d'une rapide visite (une dizaine de minutes), le trouva 'lucide', souriant, aimable', avec l'apparence d'un homme bien portant. Et quoi qu'il n'en ait rien voulu dire, on raconte qu'il constata une affection abdominale. Il estima que Grégoire Kayibanda 'était juste légèrement souffrant', qu'il n'y avait pas de gravité dans son mal' et se contenta de prescrire quelques médicaments, qui furent apportés de la pharmacie de l'hôpital. Dans la nuit cependant, le mal reprit et, à 4 heures du matin, le Président Kayibanda s'éteignit... On était le 15 décembre 1976."

Eugène Shimamungu

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[1] Paternostre de la Mairieu, Baudouin - Pour vous mes frères: Vie de Grégoire Kayibanda, premier Président du Rwanda, Pierre Téqui Editeur, Paris, 1994. La plupart des informations contenues dans cet article sont tirées de cette biographie dont l'auteur, de nationalité belge, a vécu au Rwanda de 1961 à 1977, comme conseiller aux Affaires étrangères

[2] Kayibanda Grégoire, "Notre rôle dans la cité" dans L'ami, n°114, janv.1954 (cité par Paternostre de la Mairieu)

[3] Murego Donat - La révolution rwandaise 1959-1962, Publications de l'Institut des Sciences Sociales, Bruxelles, 1976. pp.803 et 804

[4] Murego Donat, idem, pp.751-752

[5] Munyarugerero François Xavier - Réseaux, pouvoirs, oppositions: la compétition politique au Rwanda, L'Harmattan, Paris, 2003

(Tiré de : editions-sources-du-nil.over-blog.com)

[Seule la dernière photo vers le bas du texte est dans le texte original]

Tuesday, October 6, 2009

Rwanda queen-killing suspect held






One of the most-wanted suspects in the 1994 Rwandan genocide has been arrested in Uganda, police say.

Former intelligence chief Idelphonse Nizeyimana is accused of organising the killing of thousands of ethnic Tutsis - including the revered former queen.

Correspondents say he was travelling to Kenya from the Democratic Republic of Congo when he was detained.

Some 800,000 Tutsis and moderate Hutus were killed by Hutu militias during 100 days of slaughter.

The BBC's Will Ross, in the Kenyan capital Nairobi, says Mr Nizeyimana was detained in Kampala carrying false identity documents.

Murder and pillage

Mr Nizeyimana, a captain in the army, was head of intelligence and military operations during the genocide and is accused of setting up special military units to help carry out the slaughter.


RWANDA GENOCIDE
6 April 1994 Hutu President Juvenal Habyarimana killed when plane shot down
April - July Estimated 800,000 Tutsis and moderate Hutus killed
July Tutsi-led rebels capture capital city, Kigali
July Two million Hutus flee, sparking 15 years of unrest in the region



One of these units is believed to have killed Queen Rosalie Gicanda, widow of King Mutara III who died in 1959 shortly before the country became a republic.

According to a 1999 report by US-based Human Rights Watch, Hutu soldiers took the queen from her home in the south-eastern town of Butare and shot her behind the national museum.

They also murdered several women who looked after the queen, who was about 80 years old when she died.

They returned the next day and shot her mother and pillaged her house.

The rights group said the murder of the queen, who had kept out of politics since her husband's death, alerted many Tutsis to the danger they faced.

Intelligentsia attacked

A Ugandan police spokeswoman confirmed Mr Nizeyimana had been arrested on Monday and flown to the International Criminal Tribunal for Rwanda, based in Arusha, Tanzania.

Idelphonse Nizeyimana
Idelphonse Nizeyimana allegedly helped draw up death lists

ICTR officials said they could not confirm the arrest, but described Mr Nizeyimana as one of their highest targets.

He faces charges of genocide and crimes against humanity.

The indictment against him includes allegations that he ordered soldiers to kidnap a group of refugees, including 25 children, from a convent, and they were never seen again.

He also allegedly ordered the kidnap of two priests who were later killed.

He ordered roadblocks to be set up where people carrying ID cards identifying them as Tutsis were hacked to death with machetes, and he helped draw up lists of Tutsis to kill, the tribunal says.

Troops under his command also rampaged through the University of Butare, killing lecturers and students.

BBC Africa analyst Martin Plaut says this was part of an attempt to wipe out the Tutsi intelligentsia.

Idelphonse Nizeyimana


Idelphonse Nizeyimana was said to be part of the Hutu "inner circle"

Idelphonse Nizeyimana has long been one of Rwanda's most wanted men.

The former Hutu intelligence chief, reportedly arrested in the Ugandan capital, Kampala, was one of eight key suspects identified earlier this decade as central to the grisly genocide of 1994.

According to prosecutors at the UN-backed tribunal for the Rwandan genocide, which sits in Tanzania, Mr Nizeyimana gave "clear signals" to people that massacres were condoned by the Rwandan military during their early stages.

He later directly ordered killings of Tutsis and in at least one case participated in the killings himself, the indictment says.

During 100 days of bloody violence across Rwanda which began after a plane carrying the Hutu president was shot down in April, some 800,000 Tutsis and moderate Hutus were killed.

The violence was well-organised and methodically executed - bands of Hutu soldiers and local militias systematically slaughtered their Tutsi neighbours and many Hutus who refused to co-operate.

Many of them were brutally attacked with machetes before being left to die in agonising pain.

Killings and kidnappings

Idelphonse Nizeyimana was born in Gisenyi, an area of Rwanda close to Lake Kivu and the border with the Democratic Republic of Congo.

During the genocide of 1994 he held the rank of captain, serving as second-in-command and head of intelligence and military operations at Rwanda's elite military training school, the ESO.

RWANDA GENOCIDE
6 April 1994 Hutu President Juvenal Habyarimana killed when plane shot down
April - July Estimated 800,000 Tutsis and moderate Hutus killed
July Tutsi-led rebels capture capital city, Kigali
July Two million Hutus flee, sparking 15 years of unrest in the region


As a member of the same commune as Rwanda's Hutu president, he was viewed as a member of an elite "inner circle". The combination of his official rank and his privileged access gave Idelphonse Nizeyimana the power of command over officers and soldiers at the military college.

The charge sheet against Mr Nizeyimana begins with an allegation that, in the days after the shooting down of the president's plane, he took part in a swearing-in ceremony for a new regional governor in Butare that saw Rwanda's new president openly call on the people of Butare to begin massacring Tutsis.

As the killing continued and intensified, he used his authority to organise militias to carry out the massacres, setting up roadblocks which allowed killers to operate without fear of interruption, the tribunal alleges.

Capt Nizeyimana, the indictment says, "in most cases instigated, encouraged, facilitated, and or acquiesced to ... killings, kidnappings and destruction of property".

He was also complicit in a long list of raids and missions against Tutsis, including raids on a university aimed at academics, and widespread rape, sexual abuse and mutilation by soldiers under his command, it adds.

At the end of the genocide - which took place during a civil war in Rwanda that ended with Tutsi rebels taking power in Kigali - many of the perpetrators and enablers of the violence fled to neighbouring countries.

In 2002 Mr Nizeyimana was among eight fugitives named by the US as ringleaders of the genocide.

Washington offered up to $5m (£3.1m) in rewards for information leading to the capture of Augustin Bizimana, Jean-Baptiste Gatete, Augustin Bizimungu, Idelphonse Hategekimana, Augustin Ngirabatware and Callixte Nzabonimana, as well as Mr Nizeyimana.

His apparent capture in Kampala opens up the likelihood of prosecution for someone accused of being a key cog in the genocidal machine.

Tuesday, January 27, 2009

Rwanda: Hundreds of Rebels Surrender, Four Killed

James Karuhanga

27 January 2009


Kigali — As the ongoing Rwanda-DRC joint offensive against the Ex-FAR Interahamwe intensified yesterday, four other rebels were killed, dozens of weapons seized while hundreds more surrendered.

The operation code named Umoja Wetu (Our Unity) was launched last week in an effort to rout the militias responsible for the 1994 Genocide against the Tutsi, out of the Eastern DRC.


Capt. Olivier Hamuli, the Congolese army (FARDC) eastern operations Spokesman told The New Times on phone that four rebels were killed early in the day, 35 AK-47 rifles seized and a total of 494 rebels also surrendered to the joint operation in the past two days.

"These four were killed today in the south of Lubero and the joint forces have also taken control of the territory of Masisi which was their (rebels) main base," Capt. Hamuli said.

He explained that this was in the territories of Lubero and Masisi, in Katoyi Sector.

The militias who are grouped under what they call the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) have been living in the central African country since 1994 and are responsible for atrocities against Congolese civilians.

A subsequent press release indicates that the four died when the FDLR tried to forcefully retake Kasinga, a region between Bunyatenge and Fatua locations.

He also revealed that the recent rallying of the rebel National Council for the Defense of the People (CNDP) to government side had caused refugees in neighboring Uganda to return home.

"In two refugee camps in Uganda, when the refugees learnt about CNDP's integration, they left their camps and have now come back home," He said.

Capt. Hamuli put the number of returning Congolese to about 7,000. These have reportedly come from Kihihi and Mutolere refugee camps in Uganda.

MONUC's role

In a related development, the United Nation's Mission in the Democratic Republic of Congo (DRC) - MONUC - has also been allowed to participate in the joint military operation. Rwandan Defense Spokesman Maj Jill Rutaremara revealed this Monday afternoon.

According to Maj. Rutaremara, the Joint Operations Centre briefed MONUC about this, in the presence of its Commander Gen. Babacar Gaye on Sunday.


"This allays all their fears and concerns on matters to do with civil affairs," he said, "MONUC has agreed to cooperate - to provide logistics and bring on their own staff to follow up on civil affairs."

"There will be close collaboration whereby their earlier concerns will be put to rest," he said.

The UN peacekeepers had last Thursday demanded to be given a role in the joint military operations, saying they feared for the safety of civilians.

French Judge To Question Rwandan Presidential Aide Wed

Tuesday January 27th, 2009 / 17h48

PARIS (AFP)--A French judge will Wednesday begin questioning Rwandan presidential aide Rose Kabuye over her alleged involvement in the 1994 murder of Rwandan ex-president Juvenal Habyarimana, her lawyer said.
Kabuye, 47, was charged before a French court in November of "complicity in murder in relation to terrorism" in the downing of Habyarimana's plane, an event widely seen as sparking the 1994 genocide in Rwanda.
"Mrs Kabuye is ready to provide explanations, to be fully transparent, and show that she is not involved directly or indirectly in this attack on the plane of president Habyarimana," said her lawyer Leon-Lef Forster.
Kabuye, a former guerrilla fighter who is now President Paul Kagame's chief of protocol, was arrested in Germany on Nov. 9 and transferred to Paris.
Her arrest drew a furious reaction from Kagame's Tutsi-dominated government, which accuses Paris and its allies of deploying more efforts to persecuting the genocide's survivors than to hunting its Hutu perpetrators.
"The allegations against Mrs Kabuye stem from a manipulation of history aimed at using French justice to provide cover for the authors of the 1994 genocide," said Forster.
Kigali has repeatedly accused France of having actively supported the Hutu militias during the 1994 genocide, in which 800,000 people were killed.
Kabuye was allowed to go back to Rwanda for the holiday season and she returned to France on Jan. 9.
Click here to go to Dow Jones NewsPlus, a web front page of today's most important business and market news, analysis and commentary: http://www.djnewsplus.com/access/al?rnd=hZAZzwOP9uNFDVPLYpnI%2FA%3D%3D. You can use this link on the day this article is published and the following day.

Saturday, January 24, 2009

DR Congo seeks Nkunda extradition

The exact details of Gen Nkunda's capture are still unclear
The Democratic Republic of Congo has asked for the extradition of rebel leader Gen Laurent Nkunda after his capture by neighbouring Rwanda.
Gen Nkunda, who has led an ethnic Tutsi rebellion in the east since 2004, is wanted for atrocities allegedly committed by forces under his command.
His arrest has been welcomed by the UN envoy to DR Congo.
The UN's refugee agency has expressed alarm at moves to disarm a different rebel group - of ethnic Hutus.
See detailed map of the area
Gen Nkunda was arrested in Rwanda, after fleeing attempts to arrest him in eastern DR Congo by a joint military force from both countries.
Correspondents say that it would appear that intense diplomacy has led to a deal under which DR Congo is letting Rwanda take action against its enemies - the Hutu rebels based in DR Congo - in return for taking out Gen Nkunda.
If both groups are neutralised, peace in the region would become a realistic prospect.
Some 4,000 Rwandan troops have entered DR Congo this week.
The BBC's Thomas Fessy reports from the key east DR Congolese city of Goma that there is a sense of relief among residents there, who feel the war is nearing an end.
About-turn
Rwandan army spokesperson Major Jules Rutaremara told the BBC that General Nkunda was being held by Rwandan forces in Rubavu district in western Rwanda, close to the border with the DR Congo.


Read the reactions of Congolese refugees displaced by the fighting in the east of the country to the arrest of Tutsi rebel leader Laurent Nkunda.

DR Congolese Information Minister Lambert Mende confirmed his country wanted to extradite the rebel leader.
"He is Congolese," said. "He committed his crimes in Congo."
Rwanda has not yet said whether it will hand over its former ally.
Human rights group have accused Gen Nkunda's National Congress for the Defence of the People (CNDP) - and also government forces - of numerous killings, rapes and torture.
Some 250,000 people fled their homes in North Kivu province when Gen Nkunda led an offensive towards the end of last year.
The UN recently accused Rwanda of backing Gen Nkunda.
A Tutsi like Rwanda's leaders, he had guarded their western flank against attacks from the Hutu forces who fled there after the Rwandan genocide of 1994.
But in mid-November Rwanda shifted its position, announcing it would work with the Congolese to destroy the Hutu rebels.
Refugee fears
The UN envoy, Nigerian former President Olusegun Obasanjo, told the BBC he welcomed Gen Nkunda's arrest but said more work had to be done to end all conflict in the region.
"The problem of DRC is that you end something and then another ugly atmosphere rears its ugly head," he said.

LAURENT NKUNDA
Age: 40
Congolese Tutsi
Fought for Tutsi rebels in Rwanda and DR Congo
Accused of war crimes in DR Congo
Studied psychology
Owns a cheese farm


Q&A: DR Congo conflict
"This time we need to uproot everything, root, trunk and stem. And that is why our own mediation effort should not come to end, because our responsibility goes beyond even the eastern DRC, it covers the whole of the Great Lakes region."
In a statement, the UN refugee agency (UNHCR) said it viewed "with some concern" a military build-up in North Kivu.
The joint Congolese and Rwandan operation is now expected to try to forcibly disarm the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR), an ethnic Hutu militia, some of whose leaders are accused of involvement in Rwanda's 1994 genocide.
"Drawing from our past experience in this region, we fear that these operations could create new and massive displacement of the civilian population," the UNHCR said.
It pointed out that there were already about 850,000 internally displaced people in the province.

Friday, January 23, 2009

Laurent Nkunda

(Redirigé depuis Nkundabatware)

Laurent Nkunda, né le 2 février 1967, dont le vrai nom est Nkunda Mihigo, est un officier rebelle tutsi de l'armée de la République démocratique du Congo.
Sommaire
1 Biographie
1.1 1994-2002
1.2 2003-2006 : Gouvernement de Transition 1+4
1.3 2006 : Élections
1.4 2007
1.5 2008
1.6 2009
2 Annexes

Biographie

1994-2002
Durant le génocide rwandais en 1994, Nkunda, ancien étudiant en psychologie, est présent au Rwanda où il est formé par le Front patriotique rwandais (FPR)[réf. nécessaire], ex-rébellion rwandaise dirigée par le général Paul Kagame, aujourd’hui président du Rwanda, et James Kabarebe, chef de l'armée rwandaise.
Il a été membre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD)[réf. nécessaire], localisé à partir de 1998 dans l'est de la République démocratique du Congo.
Il s'illustre durant la Deuxième guerre du Congo lors des massacres à Kisangani en août 2002[réf. nécessaire] et a été largement soutenus par le Rwanda au cours des dernières années.
2003-2006 : Gouvernement de Transition 1+4
Nkunda est responsable, avec le colonel Mutebesi, de nombreuses actions militaro-politiques après l'instauration en 2003 du Gouvernement de transition :
Attaque de Bukavu en juin 2004,
Appel à la désertion aux soldats appartenant à l’ancien RCD-Goma intégré dans l’armée nationale au Nord Kivu en août 2005,
attaques de plusieurs villes dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, en janvier 2006.
Un Mandat d'arrêt international a été lancé contre lui en septembre 2005. Il est accusé d'être responsable de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité (massacres, actes de torture, viols)1, accusations qu'il réfute point par point2. Il refuse toutefois de rejoindre l’État-major intégré de l’armée nationale congolaise.
2006 : Élections
Nkunda tente de déstabiliser l'Est de la RDC lors de l'Élection présidentielle congolaise de juillet 2006 et à la fin de l'année3.
En décembre 2006, le Burundi l'accuse, ainsi que James Kabarebe et Salim Saleh, d'avoir fomenté une tentative de coup d’État au Burundi en décembre 20064.
2007
Début janvier 2007, Nkunda accuse le chef militaire français de la MONUC, Christian Houdet, de soutenir les FDLR (ex-génocidaires rwandais) puisqu'il refuse de les désarmer5.
Le 18 janvier 2007, il annonçe que ses hommes ont commencé à rejoindre les rangs de l'armée gouvernementale de RDC6 à la suite de négociations menées à Kigali, au Rwanda. Néanmoins, la première moitié de 2007 se caractérise par de nombreux combats à l'est7,8,9,10 forçant des dizaines de milliers de civils à prendre la fuite. Laurent Nkunda accepte finalement de "brasser" ses troupes avec les troupes gouvernementales11,12,13.
Les accusations d’occupation de l’est de la RDC14,15, 16, de pillages de ses ressources17,18 et de tentative de déstabilisation du Gouvernement de la République démocratique du Congo s’amplifient de plus en plus durant la première moitié de 200719,20.
La tension monte encore d’un cran en mai 2007 lorsque Nkunda menace de retirer ses soldats des rangs de l'armée nationale, lorsque la MONUC dénonce publiquement la présence de troupes rwandaises et ougandaises en RDC21,22,23, lorsque des dissensions apparaissent entre Joseph Kabila et son état-major 24 et lorsque Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, préconise un inventaire des crimes graves commis de 1993 à 2003 en RDC25.
Début décembre 2007, une très importante offensive gouvernementale encadrée par la MONUC est lancée contre Nkunda à Mushake et contre son fief26,27,28,29. Elle se solde en une dizaine de jours par une sévère déroute et des milliers de morts dans les rangs des troupes gouvernementales30,31. La MONUC a été accusée d'avoir fait défaut aux troupes gouvernementales32,33.
Le colonel indien Chand Saroha a commandé pendant la période sensible fin 2007-début 2008 l'unité des casques bleus déployée à Sake, verrou stratégique situé à 30 km de la capitale provinciale Goma. Sake était défendue par les Casques bleus et marquait la frontière entre les positions du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Nkunda et celles de l'armée régulière congolaise, à laquelle l'ONU apportait un appui logistique34.
2008
En juin 2008, les accusations contre Nkunda de recrutement d'enfants-soldats reprennent35.
L'ONU ouvre le 10 juillet 2008 une enquête sur les déclarations de mi-avril 2008 du colonel indien Chand Saroha (ex-commandant au Nord-Kivu) tenus peu avant son retour en Inde lors d'une cérémonie d'adieu en présence de Nkunda et de son état-major 36,37,38,39 durant laquelle il qualifie Nkunda de « frère » qui « combat pour une noble cause » et qui est « prêt au sacrifice » à l'instar des « vrais révolutionnaires »39. Saroha a décoré Laurent Nkunda d'une « médaille d'honneur ». En réponse, Nkunda le remercie pour son amitié et son soutien, déclarant carrément : « Tu nous a énormément aidé39 ». Or, en décembre 2007, le colonel Saroha était présent au quartier général de campagne de l'armée congolaise, près de Sake. L'armée venait de lancer une offensive contre le CNDP qui s'est soldée par un cuisant échec au bout d'une semaine d'intenses combats. Saroha est accusé de ne pas avoir appuyé comme convenu l'offensive gouvernementale et d'avoir livré des informations à Nkunda[réf. nécessaire]. La Monuc a qualifié la démarche de son officier d'« inacceptable » et « contraire au mandat de l'ONU », tout en soulignant qu'elle a « été menée totalement à l'insu de son commandement39 ». Cette affaire a relancé une enquête déjà ouverte par le BSCI de l'ONU au Nord-Kivu. Dans un rapport confidentiel de février 2008, le BSCI fait état d'allégations « très sérieuses » selon lesquelles « des membres du bataillon indien (de la Monuc) fournissaient de la nourriture, des munitions et de l'information au général Laurent Nkunda »39.
Le 26 août 2008, Laurent Nkunda lance une nouvelle offensive qui lui permet d'agrandir la zone qu'il contrôle dans le Nord-Kivu et d'amener ses troupes à quelques kilomètres de Goma à fin octobre. L'armée congolaise ayant abandonné la ville, la Monuc n'a pas pu lancer de contre-offensive : son mandat est d'appuyer les autorités officielles congolaises dans leurs efforts pour rétablir leur contrôle sur le territoire national, mais pas de contrer une opération rebelle en soi. Nkunda a cependant renoncé à prendre la ville et a déclaré le 29 octobre un cessez-le-feu unilatéral puis demandé l'ouverture de négociations à Kinshasa.
Selon certains observateurs, l'offensive de Laurent Nkunda coïncide avec la signature entre le Congo et la Chine de contrats d'exploitation de minerais40.
En octobre 2008, Nkunda a expliqué, dans un entretien en anglais avec RFI qu'une prise de la ville de Goma (Nord-Kivu) n'était pas un objectif et qu'il cherchait à entrer en pourparlers avec Kinshasa.
2009
Le 23 janvier 2009, l'inspecteur général de la police de la République démocratique du Congo annonce l'arrestation de Laurent Nkunda la veille au Rwanda ; le général déchu avait franchi la frontière alors qu'une opération conjointe des forces congolaises et rwandaises reprenaient le contrôle du territoire conquis par le CNDP avant qu'une faction anti-Nkunda ne décide de se rallier au gouvernement de Kinshasa. Laurent Nkunda avait en effet été démis de ses fonctions par un de ses subalternes le 5 janvier, ce qui avait entraîné une scission du CNDP41.

Guerre au Nord-Kivu, Appui du Rwanda au Cndp : Kagame dément sans convaincre

Kinshasa, 20/12/2008


Pince sans rire, Paul Kagame soutient ne jamais « connaître Nkunda ». Il a déclaré : « Je ne le connais pas. Je n’ai jamais parlé avec lui. Je ne l’ai vu qu’à la télévision comme tout le monde ». Amnésie ou démenti ? Nul ne le sait.

Le président rwandais est monté au créneau pour rejeter le rapport des Nations unies sur le soutien qu’apporte son gouvernement au CNDP, la rébellion qui sévit dans l’Est de la RDC. Devant la presse, l’homme fort de Kigali dément, sans convaincre ne jamais connaître Laurent Nkunda. Là où Paul Kagame a failli dans sa stratégie de communication pour se tirer de l’étreinte du rapport onusien, c’est lorsqu’il affirme n’avoir jamais parlé avec Laurent Nkunda.

Face à ces déclarations, pour le moins surprenantes, aucun observateur sérieux n’y a prêté le moindre crédit. Et pourtant, l’histoire récente de ces deux hommes démontre qu’ils ont d’une manière ou d’une autre évolué ensemble. D’abord, lors de la marche victorieuse du Front patriotique rwandais (FPR) qui a conduit Paul Kagame au pouvoir, Laurent Nkunda avait pris part aux combats. Il est ainsi exclu que Kagame ne l’ait jamais rencontré à cette occasion. Un frère d’armes, pour les militaires, ne s’oublie pas. La solidarité du front ne s’efface pas par un coup de baguette magique ou une amnésie circonstancielle.

Comme pour contredire le général-président, des analystes rappellent le soutien total apporté au RCD. En cette période, des réunions mixtes d’états-majors se tenaient à Kigali tout comme à Goma et dans d’autres villes sous le contrôle de ce mouvement politico-militaire de 1998 à 2003. Personne de censé suivant l’évolution politique dans la sous-région des Grands Lacs africains ne peut accepter d’avaler cette mixture de Paul Kagame. Dans le pire des cas, il se pourrait que Laurent Nkunda n’ait été qu’un petit exécutant de basses besognes. Est-ce pour autant vrai que le président rwandais ne lui ait jamais adressé la parole ?

En bon stratège militaire, Paul Kagame oublie, sans aucun doute, que Laurent Nkunda a déclaré avoir en commun avec le Rwanda la neutralisation des interhamwe. Il est exclu que celui-là même qui exécute la besogne, si chère au Rwanda, ne soit pas en contact avec le président de ce pays. Une relecture de l’interview du président rwandais au journal belge Le Soir ne révèle-t-elle pas mieux son état d’esprit vis-à-vis de Nkunda ? L’autre preuve qu’administrent les analystes repose sur l’attaque de Bukavu par Mutebusi et le même Nkunda. Vers quel pays s’étaient-ils repliés ? N’est-ce pas le Rwanda ?

Dans le même élan, les spécialistes des renseignements militaires contactés considèrent que le président rwandais ne pouvait se permettre le luxe de s’interdire de scruter en profondeur la personnalité qui partage plusieurs centaines de kilomètres de frontières avec son pays. «Dans cette zone où pullulent des hors-la-loi de tout genre, ne pas parler avec celui qui soustraite la question des interhamwe est un mensonge éhonté », a confié un attaché militaire africain en poste à Kinshasa.

Une autre évidence qui bat en brèche les déclarations de Paul Kagame touche à l’approvisionnement du CNDP. Si ce mouvement rebelle s’est battu pour prendre le contrôle des frontières communes avec le Rwanda, c’est justement pour assurer ses arrières dans l’éventualité d’un retrait. Qu’un conseiller de Kagame reconnaisse la présence des démobilisés rwandais dans les rangs du CNDP démontre si besoin en était encore que le Rwanda connaît non seulement l’existence de ce mouvement mais aussi son chef.

Il est vrai que Kagame ne pouvait pas accepter publiquement ses collusions avec Nkunda, mais il s’y est mal pris en prenant l’opinion pour naïve et incapable d’analyses. Paul Kagame a simplement menti !

Soutien à Nkunda : la Suède suspend son aide budgétaire au régime de Kigali

Le Rwanda a rejeté hier le rapport de l’ONU l’accusant de soutenir et d’armer la rébellion tutsie dans l’Eest du Congo mais, emboîtant le pas à la Hollande, la Suède a suspendu son aide budgétaire au régime de Kigali. Le Conseil de sécurité de l’ONU étudie cette semaine le rapport de 132 pages du Groupe d’experts sur le pillage de la République démocratique du Congo (RDC). Les enquêteurs blâment aussi le Congo pour son appui aux rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en lutte contre le régime à prédominance tutsie de Kigali.

Et ils accusent les FDLR de participer au pillage des ressources du Congo, au même titre que le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du « général » Laurent Nkunda, Un Tutsi congolais. Dans une réponse de sept pages, le Rwanda décrit le rapport de l’ONU comme « inexact et partial », estimant qu’il « a été calculé pour détourner le blâme » du Congo et de l’ONU, « qui n’ont pu résoudre le conflit ».

Le Parlement hollandais pressait le ministre de la Coopération Bert Koenders depuis novembre pour qu’il gèle l’aide de 4 millions de dollars de La Haye au Rwanda.

Soutien détaillé

« J’attends les conclusions de l’ONU avant de décider », avait déclaré Koenders le 29 novembre, de retour de Kigali. Les conclusions, tombant cette semaine, sont accablantes pour le Rwanda. « La Suède prend au sérieux le rapport de l’ON U et a bloqué le versement annuel de 14;5 millions de dollars au budget du Rwanda », a annoncé hier Stockholm. L’enquête, effectuée en vertu d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, révèle dans ses moindres détails le soutien systématique et multiforme du Rwanda à la rébellion de Nkunda.

Fournitures d’armes et de militaires, enrôlement d’enfants soldats, facilités bancaires sont autant de contributions de Kigali au combat contre ses exiles hutus en territoire congolais les empêchant de ramener la guerre au Rwanda. Les FDLR regroupent d’anciens « génocidaires » du régime Habyarimana renversé en 1994 par le FPR (Front patriotique rwandais) tutsi, et des Hutus rwandais nés au Congo après leur exil massif. Ils veulent reconquérir le Rwanda pour la majorité hutue (85%), tout comme la minorité tutsie (14%), exilée après l’abolition de la monarchie, ont repris le Rwanda par les armes avec la guerre de 1990-94.

Guerre inachevée

Cette guerre, inachevée, se poursuit dans l’est du Congo. Les victimes sont congolaises - mourant au rythme de « deux tsunamis » (500.000 personnes) par an, selon l’ONU. Et les ressources pillées pour la financer sont congolaises - diamant, or, coltan, bois, cheptel, café, plus des taxes imposées aux civils.

Des voix s’élèvent aussi en Grande-Bretagne, principal soutien de Kigali, avec les Etats-Unis, pour pousser le Rwanda à lâcher Nkunda et pacifier le Congo. « Paul Kagame, le président du Rwanda, est un favori des Britanniques qui lui versent des dizaines de millions de livres en soutien budgétaire. Mais son rôle dans l’Est du Congo est inquiétant. Il est temps de lui dire que l’aide cessera s’il ne met pas Nkunda au pas », écrit le directeur de la Royal African Society.

Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch (HRW), écrit que Londres doit « cesser de tourner en rond » et pousser l’Europe à déployer une force de soutien aux Casques bleus de la MONUC dans l’est du Congo. L’intervention de Roth coïncide avec le refoulement, pour la deuxième fois en trois mois, d’Alison Desforges, principale conseillère de HRW sur l’Afrique, par les autorités rwandaises le 2 décembre. Mme Desforges avait soutenu le FPR en 1994, mais elle ne se gène plus pour critiquer les violations commises par Kigali.

(SL/Th/GW/Yes)

Le Potentiel/ Le Palmarès

Nkunda victime de l’entente surprise entre Kinshasa et Kigali

vendredi, 23 janvier 2009

Le chef rebelle congolais Laurent Nkunda, devenu « incontrôlable » selon des observateurs, a été victime d'un retournement surprise d'alliance entre Kinshasa et Kigali ayant conduit à son arrestation jeudi.



MONDE - INTERNATIONAL 16:02
« Nkunda était devenu incontrôlable. En plus, il était devenu gourmand financièrement. Il ne voulait pas dépendre de Kigali et se finançait directement (par le trafic de minerais) au détriment de ceux qui étaient censés être ses alliés (le Rwanda) », avance Gérard Prunier, chercheur français au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et spécialiste de la région.

Depuis des années, Kinshasa accusait Kigali de soutenir le Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) de l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda, des accusations étayées mi-décembre par un rapport de l'ONU. Kigali a toujours nié, tout en reprochant constamment à Kinshasa de refuser de désarmer les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées dans l'Est de la RDC depuis le génocide rwandais de 1994.

La dernière offensive du CNDP contre les forces gouvernementales lancée fin août 2008 dans le Nord-Kivu a déclenché d'intenses pressions diplomatiques internationales pour amener les deux gouvernements à en finir avec les groupes armés dans la région. Ces pressions se sont traduites par l'annonce surprise mardi par Kinshasa d'une opération militaire conjointe RDC-Rwanda contre les bases des FDLR. Mais le déroulement des opérations depuis mardi démontre que l'opération avait également un autre but, la neutralisation de Laurent Nkunda. « C'est un deal qui s'est fait de président à président. La preuve, Vital Kamerhe, le président du parlement congolais, a expliqué qu'il n'était pas au courant », assure M. Prunier.

Un diplomate en poste dans la région et spécialiste de cette crise renchérit: « Dans le cadre de l'accord entre Kinshasa et Kigali, il était prévu que le CNDP aide les FARDC à combattre les FDLR. Nkunda a refusé ». « Puis l'armée rwandaise est entrée en RDC. Nkunda s'est senti trahi et disait en privé: je suis Congolais, nationaliste, et je suis prêt à me battre contre les Rwandais. » « Ca a scellé son sort », explique ce diplomate sous couvert de l'anonymat. « Kagame s'est dit: j'ai tout à y gagner. Je ne contrôle plus Nkunda, j'élimine les FDLR et je fais un deal avec Kabila qui va contenter la communauté Internationale », ajoute M. Prunier. A Kigali, la version officielle est toute autre: « Le général Nkunda a été arrêté car il voulait s'opposer à l'opération militaire conjointe », a assuré vendredi le porte-parole de l'armée rwandaise, le major Jill Rutaremana.

Les FDLR reprennent quant à eux la thèse du chef rebelle lâché par son tuteur. « Cela ne nous a pas surpris. Il n'était qu'une marionnette entre les mains du Rwanda. L'armée rwandaise pouvait à tout moment en faire ce qu'elle voulait », a déclaré le président des FDLR, Ignace Murwanashyaka, joint au téléphone en Allemagne. Si M. Kabila peut se prévaloir de la neutralisation de Laurent Nkunda comme d'un premier succès de cette opération conjointe, l'accord conclu avec son homologue rwandais n'en demeure pas moins une prise de risque énorme pour le chef d'Etat congolais, estiment le diplomate et le chercheur. « Il joue avec une grenade dégoupillée. On sait quand l'armée rwandaise est entrée, on ne sait pas quand elle repartira », souligne le chercheur.

De même, rappelle M. Prunier, le souvenir des atrocités de l'armée rwandaise pendant les années de guerre en RDC (1998-2002) marque toujours les esprits dans la population du Kivu, un des bastions électoral de M. Kabila lors de son élection en 2006.

Wednesday, January 21, 2009

Rwanda: 'The Israel of Africa'

By Mark Doyle
World Affairs Correspondent, BBC News


Aid agencies fear a new humanitarian disaster in DR Congo
The United Nations says some 2,000 Rwandan troops have entered the east of the Democratic Republic of Congo, where rebels opposed to the Rwandan government have been based for many years.
A UN spokesman said the Rwandan move was part of a peace plan agreed with the Congolese government.
However, the presence of Rwandan troops inside Congo is bound to spark controversy and could have a powerful impact across central Africa.
Rwanda has been described by some as the Israel of Africa.
The ethnic Tutsis of Rwanda experienced their genocide in 1994 but a Tutsi-dominated government then came to power and has ruled ever since.
Like the Israelis, the Tutsis have enemies on their borders, and now they have sent in their powerful army to deal with the ones who have bases in neighbouring DR Congo.
Thousands displaced
The parallels with Israel are not exact, of course. Rwanda and Congo have been fighting what amounts to a proxy war: Rwanda accuses Congo of harbouring ethnic Hutu militias who took part in the 1994 genocide and Congo accuses Rwanda of backing a Congolese Tutsi separatist movement.

RWANDA IN DR CONGO

1994: After Rwanda genocide, Hutu rebels move to DR Congo (then Zaire)
1997: Rwanda invades DR Congo to deter cross-border rebel raids
1998: Rwanda invades again. At least four other countries intervene
2002: Rwandan military leaves DR Congo
2003: "Africa's world war" declared over
2008:Congolese Tutsi rebel offensive on Hutus
2009: Rwandan military enters DR Congo



Q&A: DR Congo conflict
Diary: Protecting mountain gorillas
The two countries recently agreed to work together militarily to deal with the Hutu side of this equation, and the march of the Rwandan army into eastern Congo can be seen in this context.
So there is the potential for this military move to be a step towards peace. But its fraught with danger.
Recent fighting in eastern Congo, between Congolese, left a quarter of a million people displaced.
Most of them will be terrified of the Rwandan presence and a new humanitarian disaster is possible.
And of course the Rwandan Hutu militias, a well-drilled military machine, are unlikely to give up to the Tutsi-dominated Rwandan army without a fight.
So there is also a very real possibility of Rwandans fighting Rwandans on Congolese soil.

Wasps plot to trim Cameroon to siz


BY BONNIE MUGABE

Africa Youth Championship
21 January 2009

Group A
Mali v Ghana 2pm
Cameroon v Rwanda 4pm

Rwanda’s U-20 team are in for a tough challenge when they take on Cameroon this afternoon in the ongoing African Youth Championship at Amahoro stadium.

The Junior Wasps go into today’s game with three points amassed in the 2-1 from the opening day victory over Mali while Cameron where lucky to draw 1-1 with Ghana.

Victory for the hosts will be enough to make them the first team to qualify for the semi-finals but it won’t be easy against a very physical Cameroon side that will be looking at this match as one they must win to have a chance of surviving the group.

After the win over Mali, the Junior Wasps will be under no pressure as even a draw is a good result in terms of staying on course for a place not only in the last four of this competition but the next Fifa World Youth Championship in Egypt later this year.

Coach Obradovic Tomislav has a fully fit squad to pick from as he seeks to make history as the first man o to lead Rwanda to a major continental title.

But the Croat will have to rectify the weaknesses in his team’s defence and midfield which were evident in the opener against Mali.

“We made a lot of mistakes in the first match but it was expected due to the amount of pressure my players were under, first from the crowd and secondly from our opponents,” admitted Tomislav.

After the win over Mali, Tomislav’s confidence increased by a notch and he believes that his team have a good chance of not only reaching the last four but also lifting the title on home soil.

Cameroon Coach Alain Wabo, who will be aiming for nothing less than a win in today’s game, is set to change the game tactically as he seeks Cameroon’s first win of the tournament.

Two years ago, Cameroon failed to go past the first round in Congo Brazzaville. However, they have since made up for this by summoning overseas-based players Espanyol’s Asong Joseph Leke, Bosso Aristide Cedric of Anderlecht and Nkoum Victor Cedric (Paris Saint-Germain) to boost their chances of making further progress in this tournament.

“Our game against Rwanda will be a 50-50 match but I will change my tactics to enable my team record the much needed victory,” vowed Wabo, adding that both sides will play a good game owing to Rwanda’s excellent performance in the first game.

Ghana takes on Mali in the day’s first game with both sides search for maximum points to keep them in the race for the semi-final spot.

RDC: rencontre entre chefs de l'armée et rébellion congolaises




MUNIGI (RDCongo) (AFP) — Le chef d'état-major dissident de la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), Bosco Ntaganda, a rencontré mardi des chefs de l'armée congolaise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette rencontre est intervenue le jour de l'entrée d'au moins un bataillon de l'armée rwandaise dans l'est de la RDC pour participer à une opération conjointe avec l'armée congolaise contre la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le général Ntaganda et des responsables de l'armée congolaise se sont en entretenus mardi à Munigi à quelques kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, tandis que soldats et rebelles congolais étaient mêlés, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le général Ntaganda, et une dizaine de commandants dissidents du CNDP, dont les forces campaient à une dizaine de km au nord de Goma depuis fin octobre, avaient annoncé le 16 janvier qu'ils mettaient "fin à la guerre" avec l'armée congolaise. Ils avaient aussi déclaré vouloir participer à l'opération de traque conjointe décidée par Kinshasa et Kigali contre les FDLR.

L'armée rwandaise intervient en République du Congo

[ 21/01/09 ]
La traque des rebelles hutus rwandais, réfugiés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis le génocide au Rwanda de 1994, a commencé hier avec l'entrée d'au moins un bataillon de soldats rwandais au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. De 800 à 1.500 soldats sont arrivés à Kibumba, localité proche du Rwanda, à 35 kilomètres au nord de Goma, selon des sources militaires occidentales. « C'est la première étape d'une opération militaire conjointe entre le Rwanda et la RDC », a confirmé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Rosemary Museminali. Kigali et Kinshasa avaient annoncé le 5 décembre leur intention de combattre ensemble les Forces démocratiques de libération du Rwanda, réfugiées dans l'est de la RDC depuis le génocide, et dont certains membres avaient participé aux massacres.

Tuesday, January 20, 2009

RDC: le blocus des routes "inacceptable"

AFP
20/01/2009 | Mise à jour : 17:51 | Ajouter à ma sélection
La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a qualifié aujourd'hui d'"inacceptable" l'empêchement fait à ses unités par l'armée congolaise de se rendre au nord de Goma, suite au début de la traque des rebelles hutus rwandais dans l'est de la RDC.

"Les FARDC (Forces armées de RDC) ne nous laissent pas passer à Kibati, tout comme des organisations humanitaires. Ce comportement est inacceptable", a déclaré à l'AFP le porte-parole militaire de la Monuc à Kinshasa, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

Les FARDC bloquent la route à partir de Kibati, localité située à 10 km au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, a constaté un journaliste de l'AFP.

La traque des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), réfugiés dans l'est de la RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994, a commencé mardi avec l'entrée de soldats rwandais au nord de Goma.

La Monuc estime qu'"entre 1.500 à 2.000" soldats rwandais étaient présents mardi en RDC, a indiqué son porte-parole militaire.

Les gouvernements rwandais et de RDC avaient annoncé le 5 décembre leur intention de combattre ensemble les FDLR.

Le pays annonce la normalisation de ses relations avec l'Allemagne

Le pays annonce la normalisation de ses relations avec l'Allemagne© AFP
La ministre rwandaise des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la normalisation des relations diplomatiques avec l'Allemagne, après une crise diplomatique entre les deux pays provoquée fin 2008 par l'arrestation en Allemagne d'une cadre du régime rwandais, Rose Kabuye.

"L'Allemagne et le Rwanda se sont mis d'accord pour nommer dans leurs capitales respectives de nouveaux chefs de leurs missions diplomatiques, dans un futur proche", annonce le communiqué de la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Rosemary Museminari.

"L'Allemagne et le Rwanda partagent une longue histoire de relations amicales. Dans l'intérêt mutuel des deux pays et de leurs peuples, ils entendent aller de l'avant et ont décidé de travailler ensemble pour aplanir les sujets de désaccord", précise le communiqué.

L'arrestation début novembre 2008 à Francfort, en Allemagne, de Rose Kabuye, directrice du protocole présidentiel rwandais et l'une des proches du chef de l'Etat rwandais Paul Kagame, en vertu d'un mandat d'arrêt émis par la France, avait provoqué une crise diplomatique entre Kigali et Berlin.

L'ambassadeur rwandais en Allemagne, Eugène Gasana, avait été rappelé quelques jours plus tard "pour consultations" par Kigali, qui avait également exigé, et obtenu le départ de l'ambassadeur d'Allemagne au Rwanda, Christian Clages.

Génocide : une ex-ministre condamnée à la prison à vie

Génocide : une ex-ministre condamnée à la prison à vie© AFP
L'ex-ministre de la Justice rwandaise, Agnès Ntamabyariro, seul membre du gouvernement intérimaire de l'époque à être jugé par un tribunal rwandais pour son rôle présumé dans le génocide de 1994, a été condamnée à la prison à vie, selon des témoins joints par l'AFP à Kigali.

Le co-accusé de l'ex-ministre, l'ancien substitut du procureur, Jean-Léonard Hategekimana, a lui été acquitté, alors que le procureur avait également requis contre lui le 18 novembre la réclusion criminelle à perpétuité, selon les mêmes sources.

Mme Ntamabyariro, de père hutu et de mère tutsi, a notamment été reconnue coupable d'avoir commandité l'assassinat de l'ancien préfet tutsi de Butare (sud), Jean Baptiste Habyarimana, qui s'était opposé au génocide dans sa préfecture.

Jugée par le tribunal de grande instance de Nyarugenge, dans la ville de Kigali, l'ex-ministre avait clamé son innocence et demandé son acquittement lors du procès.

Enlevée en Zambie en 1997 où elle s'était réfugiée, Mme Ntamabyariro était allée témoigner au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en août 2006 pour la défense d'un autre ex-ministre du gouvernement en place pendant le génocide.

Elle avait alors vainement demandé au TPIR, basé à Arusha dans le nord de la Tanzanie, de l'aider à ne pas rentrer au Rwanda.

Elle a été défendue devant le tribunal de grande instance de Nyamirambo par le bâtonnier du Rwanda, Gatera Gashabana.

Le génocide de 1994 au Rwanda a fait, selon l'ONU, environ 800. 000 morts, parmi la minorité tutsi et les Hutu modérés.

Coca - Cola Zero in Rwanda

PRESS RELEASE




Bralirwa introduces Coca-Cola Zero in Rwanda



Kigali, 20th January 2009 - Bralirwa and The Coca-Cola Company are currently launching
Coca-Cola Zero in Rwanda.

Coca-Cola Zero is a soft drink with real Coca-Cola classic taste, but it has no sugar. The sugars
are replaced by artificial sweeteners that deliver the famous refreshing sweet taste without
calories.

As a Coca-Cola Company brand, Coca-Cola Zero is launched in Rwanda to meet a specific
market demand. The Rwandan beverage market is a very dynamic and growing market.
Rwandese, especially adults (25 years and above) are becoming more health conscious,
innovative and demanding. With Coca-Cola Zero you can enjoy the full refreshing Coke taste,
without the sugars and calories.

􏰀Coca-Cola Zero is exactly what young adults told us they wanted 􏰁 real Coca-Cola taste, zero
calories and a new brand they can call their own,􏰂 said Alexander Koch, Commercial Director of
Bralirwa. 􏰀People today do not want to compromise on flavor or calories and we think Coca-
Cola Zero􏰃s taste and personality will appeal to them.􏰂

Coca-Cola Zero is already a big international success and is available and enjoyed in many
countries over the world. Bralirwa is proud to now also introduce it to the Rwandese market.

Coca-Cola Zero is available in modern black 33cl cans, in selected channels at a recommended
price of 500 FRW per can.

Besides Coca-Cola Zero, Bralirwa has also introduced Coca-Cola regular, Fanta Orange and
Sprite in 33cl cans. All available in selected channels at a recommended retail price of 450
FRW.

Anita Munyaneza, BRALIRWA Communication Manager

Friday, January 2, 2009

Anti-apartheid icon Suzman dies

Helen Suzman, a celebrated South African MP and anti-apartheid campaigner, has died at the age of 91.
Mrs Suzman, a member of parliament first for the opposition United Party and later the Progressive Party, was an outspoken critic of apartheid.
For 13 years, Mrs Suzman, the daughter of Jewish Lithuanian immigrants, was the only MP to openly condemn South Africa's whites-only apartheid regime.
She was made an honorary dame by the Queen in 1989.
She was also twice-nominated for the Nobel Peace Prize.
The family plans to follow a private funeral this weekend with a public memorial in February, the SAPA news agency reported.
Mandela supporter
The former MP, who had been in a frail condition recently, died at her home in Johannesburg early on Thursday.

Archbishop Desmond Tutu said his country owed her an enormous debt in the struggle against apartheid.
"She really was indomitable," he said.http://www.blogger.com/img/blank.gif
Nelson Mandela Foundation chief executive Achmat Dangor told the Associated Press news agency that she was a "great patriot and a fearless fighter against apartheid".
Mrs Suzman, who first entered the South African parliament in 1953, was a thorn in the side of the apartheid regime, says the BBC's Peter Biles, in Johannesburg.
She was a frequent visitor of jailed African National Congress (ANC) leader Nelson Mandela when he was held on Robben Island prison for 18 years.

Mrs Suzman campaigned against the cruelty of South Africa's race laws
Mr Mandela wrote of her in his biography: "It was an odd and wonderful sight to see this courageous woman peering into our cells and strolling around our courtyard. She was the first and only woman ever to grace our cells."
Former President PW Botha once referred to her as a "vicious little cat". For her part, she said that if he were a woman, "he would arrive in parliament on a broomstick".
Despite her frailty in recent years, Mrs Suzman, who stepped down from parliament in 1989, continued to speak out against what she saw as the failings of South Africa's post-apartheid ANC administration.
Mrs Suzman was born in Germiston, Gauteng, on 7 November 1917 to Jewish Lithuanian immigrants.
In 1937, at the age of 19, she married doctor Moses Meyer Suzman. The couple later had two daughters.
Mrs Suzman received honorary doctorates from leading universities across the globe, including Oxford, Cambridge, Columbia (New York), Harvard, Witwatersrand and Cape Town.
She was also awarded an honorary Fellowship of the London School of Economics (LSE).

Rwanda

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