Wednesday, August 30, 2006

Histoire du Rwanda

Période pre-coloniale

Généralement, les historiens sont divisés sur les origines des trois groupes ethniques du Rwanda, Bahutu, Batutsi et Batwa. Cependant, ils sont d’accord que le Rwanda pré-colonial était très organisé et avait un système d’administration centralisé. Le royaume était partout présidé par le mwami (Roi) issu principalement du clan Nyiginya du sous groupe Tutsi.
Le mwami avait des pouvoirs presque absolus mais était aidé par trois chefs principaux : un chef militaire qui était comme le commandant en chef de l’armée en termes modernes. Ce chef était responsable de l’armée, en assurant l’intégrité et l’expansion du territoire. Le deuxième chef était le chef du bétail qui s’occupait de toutes les matières relatives au bétail, comme paître les troupeaux et régler des différends y relatif. Le troisième chef était le chef de la terre qui était responsable de la terre assignée à l’agriculture, les produits alimentaires et les affaires apparentées.
Les chefs étaient essentiellement Tutsi, mais dans la plupart des cas, le chef de terre était Hutu.
D’une façon non officielle, la reine mère aussi jouait un rôle considérable dans l’administration du royaume.
La relation entre le roi et le reste de la population était, comme ailleurs, inégale ; soutenu par le système très organisé de " ubuhake " ; une sorte de relation de clientélisme entre la noblesse terrienne, les moins fortunés et les sujets ordinaires.
Contrairement à ce que quelques savants ont écrit, Ubuhake était un système économique qui a permis une sorte de symbiose entre les riches et privilégiés avec les moins privilégiés. C’était un système auquel les Bahutu, Batutsi et Batwa ordinaires ont participé et dont ils bénéficiaient mutuellement.
L’adhésion au système d’Ubuhake était volontaire et était le résultat de beaucoup de raisons ; incluant protection, anticipation et obtention des plus influent et puissant.
A l’exception de guerres de conquête et d’expansion, le Rwandais pré-colonial était en grande partie paisible. Pour une période de 400 années, la co-existence paisible a marqué le rapport ubuhake ; bien que pour approximativement 20 générations, un clan Tutsi ’ le Nyiginya’ a dominé la scène politique.
Les activités économiques principales du Rwanda Pré-Colonial étaient l’élevage et l’agriculture. C’est d’après ces activités économiques qu’on déterminait le statut de quelqu’un ou le statut d’une famille dans la société. Etant donné que les vaches étaient considérées comme étant très importantes dans l’économie pré-coloniale, les Rwandais qui possédaient plus de vaches avaient plus d’influence que les agriculteurs. Réellement, et à la différence de la théorie anthropologique coloniale sur les origines des Rwandais, ces derniers s’accordent sur l’idée que le terme Tutsi était utilisé au Rwanda pré-colonial pour signifier un gardien du bétail, et par conséquent riche, et Hutu signifiait un fermier’ et par conséquent moins riche.
L’autre activité économique était la chasse et la cueillette. C’était principalement l’occupation des membres moins privilégiés de la communauté Banyarwanda connu comme Abatwa.
Les Batwa étaient marginalisés et souvent discriminés par les Hutu et les Tutsi. Hutu et Tutsi étaient difficilement distincts, et les individus pouvaient changer d’une catégorie à l’autre suivant la richesse accumulée.
Une gamme d’institutions servait de médiateur des relations sociales, particulièrement le système du clan qui couvrait la société rwandaise entière.
L’institution d’Ubuhake a joué un rôle dans l’harmonisation de l’interdépendance entre deux individus de statut inégal. Le protecteur était principalement Tutsi, mais les clients pouvaient être un Hutu ou un Tutsi de condition sociale inférieure. Quelqu’un pouvait être en même temps client et protecteur ; le protecteur Tutsi de Hutu pouvait être client d’un autre Tutsi. Seul le mwami ne pouvait être client de qui que ce soit. On pouvait être protecteur ou client selon le nombre de vaches que vous aviez.
Il paraît que les gens eux-mêmes s’identifiaient l’un de l’autre d’après l’appartenance à un même clan plutôt que par leur appartenance ethnique. David Newbury a montré que même si les termes " Hutu et Tutsi " ont existé dans le temps pré-colonial, ils n’étaient pas aussi figés (D. Newbury, 1979, 1980 ; c Newbury 1988).
Au total, il y avait dix-neuf clans communs entre les membres des 3 groupes ethniques. Certains disent que jusqu’au milieu du 19è siècle, les identités du clan importaient plus que la catégorisation Tutsi, Hutu et Twa.
Cependant, la description de Rwandais par les groupes ethniques - basé d’une part sur les peuples indigènes, sur la théorie anthropologique de l’inégalité des races d’autre part, est considérée comme une confection coloniale qui eut des adhérents dans la seconde partie du 20ème siècle.

Période coloniale

En 1899, le Rwanda devint de façon effective une colonie allemande dans le cadre de l’Afrique de l’Est Allemande. Les Allemands pratiquèrent une administration indirecte par l’intermédiaire du mwami et ses chefs.
Trouvant que le royaume en place avait une véritable administration centralisée bien avant la pénétration des Européens, et sans doute à cause de l’insuffisance du personnel colonial, les Allemands décidèrent dès le début de favoriser une politique d’administration indirecte sous forme d’un protectorat mis en place après une série des traités négociés avec le mwami.
Suite à la première guerre mondiale, en 1919 le Rwanda devint un territoire sous mandat de la Société des Nations, confié à la Belgique.
En 1946, après la seconde guerre mondiale, le pays devint un territoire sous-tutelle des Nations Unies administré par la Belgique.
Lorsqu’en 1916, la Belgique occupa le Rwanda-Urundi lors de la campagne d’Afrique de l’Est dans le cadre de la première guerre mondiale, les deux royaumes du Rwanda (Rwanda) et de l’Urundi (Burundi) avaient été administrés d’une façon toute marginale depuis Berlin (via Dar-es-Salaam) depuis 1899.
Pendant une période de 40 ans de l’administration belge, le mode de vie des indigènes fut démantelé et déformé. En guise d’exemple, la relation entre patron et client d’avant la période coloniale qui avait été jusqu’alors souple et qui contenait un important élément de réciprocité et de symbiose, devint rigide et politisée. Elle devint ainsi un système économique exploiteur et humiliant, administré d’une manière coercitif et non pas comme un acte volontaire de réciprocité.
Au cours de la période coloniale, une économie des cultures de rente fut introduite et administrée avec des méthodes dures dont les punitions corporelles qui ont aliéné le Roi et ses chefs en majorité issus du groupe ethnique Tutsi du reste de la population ; un facteur qui continue de caractériser les relations entre Hutu et Tutsi.
En 1933, l’administration coloniale belge a introduit un système national d’identification fondé sur la discrimination ethnique. Les Banyarwanda qui possédaient dix vaches ou davantage étaient automatiquement identifiés comme Batutsi, de même que leurs descendants, alors que ceux possédant moins de vaches étaient identifiés comme Bahutu.
Les Tutsi qui avaient auparavant résisté furent de plus en plus enrôlés dans les écoles des missions catholiques. Pour encourager pleinement ce processus, l’église réaménagea sa politique éducative, favorisant ouvertement les Tutsi tout en discriminant les Hutu. Avec quelques exceptions, les Hutu recevaient seulement une éducation nécessaire pour travailler dans des mines, et plus tard dans les séminaires.
Pour des raisons pratiques et politiques, les Belges ont d’abord favorisé le Roi et ses chefs qui, pour la plupart appartenaient à l’élite dirigeante Tutsi. Lorsque débuta la demande d’indépendance, notamment de la part de la même élite Tutsi auparavant favorisé, sous le couvert d’un parti politique, l’Union Nationale Rwandaise (UNAR), les autorités coloniales Belges changèrent rapidement le fusil d’épaule en faveur d’une faction des séminaristes Hutu regroupés au sein d’un parti politique dénommé PARMEHUTU fondé sur une idéologie sectaire ethniste.
Parmi les administrateurs coloniaux et les missionnaires opérant dans la région des Grands Lacs au début du siècle, beaucoup croyaient à la fameuse théorie Hamite qui considérait les Tutsi comme une race séparée qui serait venue des autres cieux pour apporter la civilisation ou « Négroïde » Bahutu et Batwa.
A en croire cette théorie, toute chose d’une certaine valeur en Afrique aurait été introduite en Afrique par une « race plus civilisée » probablement non originaire du continent.
On décida d’accorder un traitement de faveur à l’élite Tutsi lorsqu’il s’agissait de recruter les autorités politiques indigènes.
Les chefs et sous-chefs Hutu furent démis de leurs fonctions et remplacés par les Tutsi. L’évêque Catholique Monseigneur Classe lança cet avertissement en 1930 :
« Le plus grand tort que le gouvernement pourrait faire à lui-même et au pays serait d’ignorer la Coste Mututsi. Une telle révolution conduirait le pays à un communisme anti-européen qui va à l’encontre du progrès. Comme règle, il n’est pas possible de trouver les chefs qui seraient meilleurs, plus intelligents, actifs, plus à même de comprendre l’idée du progrès, voire plus susceptibles d’être acceptés par la population que les Batutsi (Classe, 1930) ».
Les possibilités de la plupart des Bahutu étaient davantage limitées par la discrimination introduite dans les écoles catholiques qui constituaient le système éducatif le plus dominant au cours de la période coloniale.
Plus tard, étant donné que les élites Tutsi réclamaient l’indépendance, l’administration coloniale changea leur alliance et apporta son soutien aux élites Hutu, en chassant les chefs Tutsi de l’administration.
Les politiques coloniales s’appuyaient simplement sur une fondation qui, déjà contenait un potentiel de conflit.
Au milieu des années 1950, les demandes politiques étaient formulées en termes d’ethnies.
Le 24 Mars 1957, Grégoire Kayibanda, alors rédacteur en chef du Journal catholique Kinyamateka, avec l’aide de l’évêque catholique Perraudin, publia la fameuse manifeste de Bahutu dans lequel, pour la première fois, un problème politique était expliqué en terme raciale, demanda l’émancipation des Bahutu et les quotas raciaux dans le système éducatif et dans l’emploi.
Avec la complicité de l’administration coloniale Belge, les premiers massacres des Tutsi par les adhérents du parti PARMEHUTU eurent lieu en 1959. Dans un climat de confusion et de violence à grande échelle, avec un appui direct de l’administration coloniale belge, le PARMEHUTU abolit la monarchie et déclara une république en 1961-avant même l’indépendance.
Le 1 Juillet 1962, le Rwanda reçut une indépendance politique formelle et fut séparé du Burundi.
Par la suite, les élites politiques Hutu de 1959 et les événements ayant conduit à l’indépendance de 1962 constituèrent des points de référence essentiels dans la vie politique du Rwanda.

Le Rwanda indépendant

Le Rwanda après l’indépendance a hérité d’un contrôle rigide des sphères de la vie par le pouvoir. La première république dirigée par Grégoire KAYIBANDA a exclu les Batutsi de toutes les postes de responsabilité et a limité leur accès à l’éducation.
Les dirigeants concentrèrent tout le pouvoir politique et économique entre les mains d’un petit nombre des élites Hutu originaires de la région du centre du pays.
Un conflit terrible éclata en décembre 1963 avec un massacre à grande échelle des milliers de Tutsi suite à une attaque par les Inyenzi, un résidu de la monarchie. Encore une fois, des milliers de Tutsi trouvèrent refuge dans des pays limitrophes.
En 1965, le Rwanda décréta un régime à parti unique sous le MDR/PARMEHUTU, architecte de l’idéologie raciste qui sera consolidée sous la deuxième république présidée par le Général-Major Juvénal HABYARIMANA.
En 1969, KAYIBANDA fut réélu et le parti ou pouvoir, le PARMEHUTU, rafla tous les 47 sièges de l’assemblée législative.
La première république, sous le Président Grégoire KAYIBANDA, institutionnalisa la discrimination contre les Batutsi et fit périodiquement recours aux massacres de cette population ciblée comme moyen de préserver le statut. Quelques groupes de Rwandais du diaspora ont tenté sans succès d’organiser un retour forcé par le biais du groupe armé des Inyenzi (concrélat).
En raison d’une combinaison entre la persécution permanente contre les Tutsi et les Hutu originaires des autres régions, de même que les difficultés économiques, le régime de KAYIBVANDA était devenu très impopulaire et vulnérable.
En juillet 1973, le Ministre de la défense et chef de la garde nationale, le Général-Major Juvénal HABYARIMANA opéra un coup d’état contre le Président Kayibanda. Il suspendit toutes les activités politiques et proclama un régime militaire connu sous le nom de deuxième république.
Par la suite, la fin de la première république et le coup d’Etat contre Kayibanda entraînèrent la mort de plusieurs politiciens de premier plan originaire de la région du centre, dont Kayibanda lui-même. D’autres Batutsi furent tués.
En 1975, le président HABYARIMANA fonda le mouvement Révolutionnaire National pour le Développement, (MRND) un parti unique au pouvoir qui allait promulguer en 1978 une constitution qui a continuellement reconduit HABYARIMANA au pouvoir en organisant les ‘élections’ dans lesquelles il était candidat unique. HABYARIMANA a effectivement consolidé un régime à parti unique sous le MRND en 1975.
En décembre 1978, une nouvelle constitution fut adoptée par referendum populaire et HABYARIMANA, se présentant comme candidat unique, était réélu. La constitution réaffirmait que le Rwanda était un Etat à parti unique avec le MRND, qui allait plus tard devenir MRND, comme la seule organisation politique reconnue.
Toutes les deux républiques ont sans cesse répété que le Rwanda est un pays minuscule et surpeuplé, incapable d’abriter les réfugiés en cas d’un retour éventuel. Sur base ethnique, la population fut de plus en plus marginalisée et appauvrie, alors que le pouvoir devenait de plus en plus violent et intolérant.
Les divisions au sein des Bahutu de l’Akazu (la clique dirigeante) qui a atteint son paroxysme avec le coup d’Etat de 1973 devinrent plus accentuées dans les années 1970 et 1980 lorsque la clique parla des Bahutu du nord et ceux du sud. Les activités politiques en dehors du courant de pensée du MRND restèrent prohibées, de sorte que même l’Assemblé Nationale était comiquement appelée le Conseil National de Développement.

Avant l’accord d’Arusha
Le processus de paix au Rwanda a effectivement débuté en mars 1991 avec l’accord de cessez-le-feu de N’sele. Les négociations de paix d’Arusha proprement dites commencèrent en Juillet 1992. Le premier protocole sur l’Etat de droit fut conclut et signé en Juin 1992.
Cependant, le processus des négociations pour traiter de la problématique des réfugiés a débuté en octobre 1982, lorsque HABYARIMANA ferma la frontière du pays avec l’Ouganda, après l’afflux des milliers de réfugiés fuyant la persécution du président Ougandais d’alors, Milton Obote et son parti politique l’Ouganda People’s Congress (UPC).
En 1983, HABYARIMANA accepta de réinstaller plus de 30,000 réfugiés, mais en décembre de la même année, des milliers de réfugiés traversèrent la frontière Tanzanienne en raison de l’intimidation et de la persécution.
Sur ordre de Habyarimana, le comité central du MRND déclara en Juillet 1986 que le Rwanda ne permettrait pas le retour d’un grand nombre des réfugiés, de l’intense pression sur la terre et de ce qu’on appelait ‘’le verre rempli’’.
En 1989, HABYARIMANA et le président MUSEVENI se rencontrèrent et mirent sur pied un comité d’investigation sur le rapatriement des réfugiés. En 1990, le premier rapport a prétendu l’adoption d’une approche libérale de la part du gouvernement, tout en indiquant que les demandes d’émigration ne seraient pas satisfaites.
Cependant, HABYARIMANA a continuellement renié et entravé des efforts de rapatriement des réfugiés en provenance des pays limitrophes.
Le 1er octobre 1990, le Front/Armée Patriotique Rwandais (FPR/APR) attaqua à partir de ses bases en Ouganda. Cette force était en majorité composée des Rwandais provenant de l’Armée Nationale de Résistance (NRA). Elle envahit le nord du Rwanda et occupant plusieurs villes dans le nord et le nord-est.
Le gouvernement rwandais accusa le gouvernement Ougandais de soutenir ces forces, et, en réponse, la France, la Belgique et le Zaïre envoyèrent des troupes pour secourir HABYARIMANA, et il réussi temporellement à bouter dehors les combattants bien aguerris de l’APR.
Pendant ce même temps, il y avait une dissension politique interne et une intense pression sur HABYARIMANA pour qu’il réalise le régime et autorise un pluralisme politique. En Juin 1991, il accepta une nouvelle constitution légalisant les partis politiques.
En conséquence de cause, et suite à une série de tentatives avortées de négocier un gouvernement de transition, un gouvernement de coalition à base élargie comprenant quatre principaux partis d’opposition, le MDR restauré, le Parti Démocratique Chrétien (PDC), le Parti Libéral (PL), et le Parti Social Démocrate (PSD) ensemble avec le MRND, fut accepté et annoncé durant la dernière partie de l’année 1991.
En raison encore de la pression régionale et internationale, un cessez-le-feu entre le FPR et les forces de HABYARIMANA fut initié et plus tard, un processus de paix commença.
Le tout nouveau gouvernement de transition et les représentants du FPR engagèrent des négociations. Le premier round des pourparlers eût lieu en Juin 1992 à Paris et en Juillet à Arusha. Ces négociations aboutirent à un accord pour un nouveau cessez-le-feu, effectif depuis fin Juin, et à la création du Groupe d’Observateurs Militaires (GOM) comprenant les représentants des deux belligérants avec des officiers en provenance des forces armées du Nigeria, Mali, Sénégal et Zimbabwe.
Cependant, les négociations qui ont suivi en Tanzanie au cours des mois d’août, septembre et octobre n’ont pas permis de résoudre les principaux problèmes concernant la création d’une zone neutre entre les Forces Armées Rwandaises et l’APR, l’incorporation de l’APR dans une future force nationale rwandaise intégrée, le rapatriement des réfugiés, et les demandes du FPR d’une pleine participation au gouvernement de transition et à l’organe législatif.
En février 1993, la violence a resurgi suite à l’arrêt des négociations. Elle fit une centaine de victimes des deux côtés. Des milliers s’enfuirent vers des pays limitrophes suite aux combats répétitifs.
En Mai 1993, il y a eu beaucoup de progrès entre le FPR et le gouvernement rwandais, lorsqu’on a établi un calendrier pour la démobilisation et la réintégration des forces.
En août 1993, le protocole sur l’intégration de l’APR et les forces du gouvernement a été dûment signé.
On s’était convenu sur le gouvernement de transition qui devrait être dirigé par un premier ministre et mis en place avant le 10 septembre. Mais les élections multipartites organisées par HABYARIMANA ont été prévues 22 mois plus tard.
En juin, le conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la création d’une Mission d’observation des Nations Unies au Rwanda pour surveiller la mise en place du processus de paix.
Cependant, le gouvernement d’HABYARIMANA n’est pas arrivé à mettre en place un gouvernement de transition comme prévu. Ce qui a augmenté la tension et les soupçons.
Le 5 Janvier, HABYARIMANA a prêté serment comme le chef du gouvernement de transition qui allait durer 22 mois d’après les termes des Accords d’Arusha. Mais les autres membres du gouvernement n’ont pas prêté serment.
L’inauguration du gouvernement et de l’Assemblé Nationale de transition, prévue le même jour fut encore reportée à cause de l’opposition politique qui a refusé la tenue du conseil des ministres proposé par HABYARIMANA

Le génocide
Le 6 Avril 1994, l’avion du président HABYARIMANA a été abattu alors qu’il s’apprêtait à atterrir en provenance de Dar-es -Salaam en Tanzanie où il était parti pour assister à une réunion avec les chefs d’Etats de la région.
Des rumeurs de conspiration circulent encore à propos d’éventuels de cet attentat. Il y a de différents points de vue qui expliquent le fait d’abattre brusquement le jet présidentiel ; mais il n’y a aucun doute que le Génocide avait été planifié bien avant.
A vrai dire, celui qui a abattu l’avion d’HABYARIMANA sera difficilement identifié, le moins encore celui qui a donné l’ordre de tirer. Au cas où l’on trouve une preuve y relative, il y a lieu de considérer le fait d’abattre l’avion comme un acte prémédité issu du point culminant des buts immédiats.
La violence qui a suivi était la pire dans l’histoire de l’humanité.
Au moins un million de gens ont été sauvagement massacrés dans une période de moins de trois mois ; des milliers de femmes et de jeunes filles ont été violées, mutilées tant physiquement que psychologiquement et celles qui étaient enceintes ont été éventrées pour voir comment un fœtus tutsi ressemblait.

La période post-génocide
Après le Génocide, un Gouvernement d’union nationale et une Assemblée nationale de transition composée de tous les partis politiques a été mis en place, à l’exception du MRND et du CDR qui ont organisé le Génocide.
En juillet 1994, les accords d’Arusha ont été adoptés par le gouvernement de transition comme sa base constitutionnelle, à part quelques amendements.
En août et septembre 2003, les élections présidentielles et législatives ont été organisées. Le Prédisent Paul KAGAME et le FPR les ont remporté respectivement avec une majorité écrasante.

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